Grenier Geek
La plupart des appareils de cette série 600 sont dotés du programme Lightmixer (même si ce n'est pas écrit dessus). Ce programme correspond à un dosage de la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante. Au soleil, l'exposition est effectuée à 75% par la lumière ambiante et à 25% par la lumière du flash. En cas de luminosité faible, l'exposition provient du seul flash. Le 660 était, lors de sa sortie, le plus évolué de la gamme des 600. Il est fabriqué en matière moulée de haute résistance. Lorsqu'il est fermé, c'est à dire lorsque le flash est rabattu, l'objectif est protégé et la visée est alors impossible. Dès que le flash est relevé, l'appareil est prêt à fonctionner. Il suffit de viser, de déclencher et d'attendre 90 secondes pour obtenir une photo parfaitement exposée. 
 
Le 660 dispose du système de mise au point automatique par sonar* que l'on connaît sur les Polasonic 4000 et 5000. La distance du sujet est mémorisé dès le début du déclenchement. A l'ouverture de l'obturateur, le diaphragme est réglé pour le flash en fonction de la distance. Suivant le niveau lumineux mesuré par la cellule, le fill-in ou le full flash est utilisé. Dans le second cas, seule la distance intervient pour la commande du flash. En cas de Fill-In, l'obturation permet les 3/4 de l'exposition. Le flash est alors déclenché, et la cellule l'arrête dès que les 25% d'exposition complémentaires sont atteints. 
 
A la différence des 4000 et 5000, le 660 AF utilise les films de la série 600, et non plus SX-70. Les cartouches 600 et SX-70 sont de même taille, mais pas interchangeables. La pile Planar Polapulse (6 volts) est incorporée à la cartouche du film, afin d'éviter tout problème d'usure de celle-ci. 
Les films 600 s'appellent ainsi car leur sensibilité est de 600 ASA. Lors de leur sortie, ce furent les films instantanés les plus rapides au monde. 
 
L'objectif est à deux lentilles, dont la première est traitée et corrigée pour la couleur. Pour la seconde lentille, un disque sur lequel se trouvent quatre lentilles différentes, tourne pour mettre en fonction la lentille qui correspond à la mesure de la distance. 
 
 
 
* Principe du sonar (Polasonic) : la membrane de mylar doré émet des ultrasons à la fréquence de 50 kHz. Dés le début de l'émission, une horloge est déclenchée. Au retour des ondes sur le récepteur, l'horloge est arrêtée. Un programme calcule le temps et le convertit en distance. Le résultat conditionne le choix de la lentille postérieure de l'objectif.
Nous pouvons voir cette grille en nid d'abeille derrière laquelle se trouve le sonar autofocus celui ci se concentre sur les matériaux solides et non pas l'objet à photographier, il devient difficile de photographier au travers d'une vitre puisqu'il fixera la mise au point sur celle-ci. En bas à droite nous pouvons voir le bouton de règlage de l'exposition.
La gachette double ici en rouge; sur le bouton rouge on active le flash mais en tuilisant le bouton juste derrière la photo se fait sans le flash. En dessous on trouve le bouton d'ouverture de la trappe de chargement du film.
Une vue arrière avec le viseur.
Un petit essai vite fait, mais l'appareil serait plutôt destiné aux photos bien exposées et en extérieur.